Mon parcours artistique et universitaire

L'envie de partager  ma passion pour un art vivant fait de parole, de musique, de danse, de mime et de chant

Je me présente 

Mon parcours se situe aux confluences de pratiques  d'acteur, de dramaturge, de metteur en scène de passeur d'expériences et de professeur.

Imprégné toute mon enfance par les films de Charlie Chaplin, j’ai très tôt voulu faire du théâtre. 

Mes premiers pas sur scène, je les accomplis avec Œdipe dans La machine infernale de Cocteau, puis en me travestissant en vieille dame acariâtre et insupportable dans Les Loups de Catherine Dasté… Avec une bande de copains, nous avons fondé le premier café-théâtre lyonnais, à bases d’improvisations : La Cie de la Centpote. Puis j’ai rejoint la troupe de ma future compagne, qui mêlait le mime et la danse. Avec Philippe Découflé, nous étions de jeunes adeptes des stages d’Isaac Alvarez, donnant lieu à des marathons de créations physiques souvent très acrobatiques ponctués de fêtes et d’animations publiques. 

 

Puis nous sommes montés à Paris pour y suivre les cours de Jacques Lecoq dans son Ecole internationale de Mime, Mouvement, Théâtre (1979-81). 

 

 

Après avoir été membre du Théâtre du Lierre alors pionnier du théâtre chanté, je suis entré au Théâtre du Soleil à l’issue d’une longue audition mémorable auprès d'Ariane Mnouchkine : 

j’ai ainsi eu la chance de participer aux créations du cycle consacré à Shakespeare (Richard II, La nuit des rois, Henry IV) assorties de tournées mondiales. 

La distribution n’étant jamais établie au début de longues périodes de création collective fondées sur l’improvisation, je fus fier de contribuer aux explorations du cycle épique sur l’histoire contemporaine composé de L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk roi du Cambodge, 1ère et 2ème partie, et de L’Indiade ou l’Inde de leurs rêves, en y décrochant de grands rôles (Hou Youn, Mohamed Ali Jinnah), 

puis dans une évocation fantastique de la Révolution française (avec le fantôme de l’abbé Sieyes). 

 

Au bout d’une dizaine d’années, j’ai quitté la troupe, ce qui m’a amené à devoir m’adapter aux exigences de metteurs en scène aussi différents que Daniel Mesguich, Hans Peter Kloos, Farid Paya, Paul Golub. 

Mais la situation d’intermittent ne me convenait pas. Deux rencontres s’avéreront déterminantes : Natalia Zvereva du Gitis de Moscou et Cicely Berry, Voice director de la Royal Shakespeare Company. Elles me donneront les clés pour gagner en autonomie. 

 

Ce qui m’amena à être dramaturge auprès de Guy Freixe au Théâtre du Frêne.

 

Dans mes créations personnelles, Les Armes de la nuit d’après Vercors (avec les collaborations de Paul Golub et du compositeur Peter Chase) aura suscité de rares moments d’échanges avec le public entre jeunes générations et anciens résistants et déportés, accompagnés d’une exposition sur la fondation des Editions de Minuit clandestines (avec la bienveillante collaboration de Robert Doisneau.) 

 

Parmi d’autres expériences marquantes, je retiens également celle qui a résulté d’une résidence à la Fondation Royaumont en tant que metteur en scène de théâtre musical, chanté et dansé, avec les collaborations de Patrizia Bovi et de Micrologus (Le Jeu de Robin et de Marion d’Adam de la Halle).

 

 Venons-en au projet que j’ai développé à ARTA depuis 1999 durant 22 années. Pour succéder à Claire Duhamel, Lucia Bensasson et Ariane Mnouchkine (vice-présidente) me proposèrent en 1999 d’en assumer la codirection artistique. 

ARTA est une école permanente de l’acteur, un studio de recherches pratiques qui a pour vocation l’ouverture internationale. L’association de recherche des traditions de l’acteur occupe la maison blanche située à la Cartoucherie, au cœur du bois de Vincennes. 

Depuis sa fondation en 1989, ARTA a été soutenue par le Ministère de la Culture et la Ville de Paris. 

Notre mission aura été de prospecter à travers les différentes cultures du monde pour inviter des artistes-pédagogues reconnus à transmettre leurs savoirs, hérités le plus souvent de pratiques ancestrales. 

 

J’y ai également mené des ateliers d’acteurs sur les impulsions du texte (notamment avec Laurent Gaudé), le théâtre musical (avec Frédéric Ligier) et le théâtre-danse (avec Nabih Amaraoui, Philippe Ducou, Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault.) La collaboration avec Brigitte Chataigner m’a conduit à jouer dans son spectacle chorégraphique et musical Bhopal Blue de Zeno Bianu. 

 

            En parallèle, j'ai toujours mené un parcours universitaire. 

Prix Ponceton de la Société des Gens de Lettres 1997, ma thèse a porté sur « l’Aventure européenne des théâtres d’art au XXème siècle ». Le titre de Cassal Speaker, University of London School and advanced Study m’a été décerné en 1999. 

J’ai passé l’Habilitation à diriger des recherches, intitulée « Acteurs et maîtres d’art », et suis devenu professeur. 

J’ai dirigé le Département Arts de la scène et de l’écran de l’Université Picardie Jules Verne, puis, sur invitation de Jean-Marie Pradier, fondateur de l’ethnoscénologie, j’ai rejoint Paris 8 en 2008.  

 

Membre des équipes de Béatrice Picon-Vallin et de Marie-Christine Autant-Mathieu au Laboratoire de recherches sur les arts du spectacle du CNRS, j’ai contribué à des ouvrages sur les théâtres russes (Stanislavski, Meyerhold, Tchekhov), sur le film de théâtre (Patrice Chéreau), et sur les communautés artistiques au XXème et XXIème siècle (dont bien sûr le Théâtre du Soleil) ; 

j’ai dirigé un groupe de recherche sur les passages entre la scène et l’écran (pratiques et formations croisées) ; puis j’ai initié des projets internationaux sur les processus de direction d’acteurs, de transmission et d’échange, 

ainsi que des rencontres internationales dédiées aux récits et mises en jeu des histoires vécues. 

 

Ces projets ont donné lieu à des collaborations régulières avec le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, et l'Académie de l'Union.

 

J’ai aimé participer aux événements de l’Académie expérimentale des théâtres dirigée par Michelle Kokosowski et Georges Banu. 

Me furent aussi riches les collaborations menées avec Anatoli Vassiliev et Natasha Isaeva (Olympiades du théâtre à Moscou, Formation à la mise en scène à l’Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, Lyon.)

 

A Belo Horizonte au Brésil, j’ai été concepteur et coordinateur avec Béatrice Picon-Vallin du Centre International de Recherches sur la Formation en Arts de la Scène. 

 

En 2014, j’ai été nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

 

Je suis également sophrologue caycédien, avec une spécialité « relaxation et anxiété — gérer le trac ». 

 

Dans le cadre privé de Hilaj Film Making and Cinematic Research School à Téhéran, j’ai conçu le programme d’une Ecole de l’Acteur Créateur, ouverte en septembre 2019. Avec Claire Dusigne, assistés d’Omid Seyed Habib Hashemi, nous en avons dirigé la première session. 

Suite aux circonstances, ce projet a dû être suspendu. 

 

Depuis 2023, je suis professeur émérite de l’Université Paris 8.

L' atelier Acteur créateur a continué de manière itinérante, notamment en Amérique du Sud.

 

Récemment, j’ai contribué aux recherches pilotées par Guy Freixe, associé de Giulia Filacanapa et Brigitte Leguen : Le Corps, ses dimensions cachées, Le Masque scénique dans l’Antiquité, Le Masque scénique contemporain (livres publiés aux Editions Deuxième époque).

 

Je viens de terminer mon livre Charlie Chaplin citoyen du monde — une mine d’inspirations —, à paraître aux Editions Maïa. 

Cette publication peut déjà donner lieu à rencontres et conférences.

 

 

 

 

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